Nouvelle escapade hors de Saigon. Cette fois-ci, direction le delta du Mékong en bus. Nous avons réservé dans une petite auberge familiale (Nam Binh homestay) pour une nuit.

Le dépaysement est immédiat. Nous devons prendre un petit ferry pour nous rendre sur l’ile où se trouve notre hébergement.



Nous sommes accueillis en anglais par la fille des propriétaires du lieu. Elle nous présente les activités possibles ainsi que notre chambre.




Trois lits doubles avec moustiquaires!

C’est parti pour une visite à vélo de l’ile.


C’est magnifique. Il y a plein de fleurs et d’arbres fruitiers.





A notre retour, la marée a monté, envahissant même le chemin pour arriver au Homestay.


Les petits enfants de l’auberge se baignent dans la rivière et nos enfants sont invités à les rejoindre. Pas de langue commune, mais les regards complices prouvent que la communication est bel et bien établie.




Le diner est préparé par la maman. C’est délicieux.
Le lendemain après une nuit d’orage, nous embarquons sur le bateau conduit par le père. Nous naviguons sur un des bras du Mékong, appelée aussi rivière aux 9 dragons (Cửu Long).



En route, nous observons les jacinthes d’eau dériver. Ces jacinthes sont tellement nombreuses qu’elles gênent parfois la navigation en se prenant dans les hélices. Elles participent à la création de nouveaux ilots qui se transforment parfois en ile. Elles sont aussi parfois « cultivées » par les vietnamiens qui les « parquent » dans une zone où elles vont grandir jusqu’à à atteindre une taille de 1 mètre. Elles sont alors utilisées en vannerie.

Nous débarquons à plusieurs endroits pour visiter la briqueterie, la fabrique de bonbon, de chocolat et un atelier de tissage de matelas.







En chemin, nous observons différentes embarquations.





Les plus grandes présentent des yeux dessinés à l’avant de la coque. Quand les hommes se sont installés dans le Mékong, les crocodiles pullulaient et ils s’attaquaient aux hommes. Ceux ci ont donc décider de peindre des yeux sur leur embarcation pour les effrayer. Plus de crocodiles aujourd’hui dans les eaux du Mékong, mais les yeux sont toujours là. Ils protègent les passagers des bateaux.
Nous sommes dans le royaume des noix de coco. Toutes ses parties sont utilisées : pour faire du lait de coco évidemment, mais aussi l’enveloppe verte extérieure pour sa fibre et la coque de la noix pour faire du charbon.


Le retour à l’auberge se fait en vélo dans des paysages toujours aussi beau.


