On considère Henri Mouhot, archéologue français, comme l’homme qui « découvrit » Angkor Vat en 1859. Mais en réalité, le site était déjà connu des occidentaux. Angkor Vat aurait été visité pour la première fois par un occidental, le moine portugais António da Madalena, en 1586.

Henri Mouhot fut cependant le premier occidental à s’intéresser activement à Angkor Vat, à en faire connaître l’existence et à militer pour sa restauration.

Ce temple a été construit dans la première moitié du XIIe siècle sous le règne de Surayavarman II. Au départ Hindouiste, dédié à Vishnu, il a ensuite été transformé en temple bouddhiste. C’est la silhouette de ce temple qui est représenté sur le drapeau du Cambodge.

Le temple s’étend sur 160 hectares avec une tour centrale de 65 mètres de haut. Les douves qui l’entourent sont larges de 200 mètres et courent sur un périmètre de plus de 5 km, avec une profondeur de 4 mètres. Sa fonction de temple hindou tomba en désuétude à la fin du XIIIe siècle, et il fut repris par des moines bouddhistes. Avec seulement quelques moines pour s’en occuper, les bâtiments commencèrent à se dégrader mais il n’a jamais été complètement envahi par la jungle. Ceci et la qualité des matériaux utilisés pour ce temple explique son meilleur état de conservation aujourd’hui.

Les murs sont richement décorés de gravures évoquant l’épopée indienne et l’histoire des guerres menées par le roi Suryavarman II.

Comme la plupart des gens ne savaient pas lire au XIIe siècle, Angkor Vat servit de gigantesque livre sur lequel les récits religieux et culturels importants pouvaient être relatés visuellement.

Pendant les pèlerinages, les bouddhistes khmers avaient l’habitude de laisser des statues de bouddha dans cette galerie surnommée « galerie des mille bouddhas ». En raison de la guerre civile, la majorité de ces statues ont été détruites.

Ce temple est aussi un endroit idéal pour admirer le soleil se lever.

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